Affaire des responsables du MCLU inculpés : Diallo Abdoulaye victime d’un acharnement, selon son service de communication

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Dans l’affaire qui secoue le ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, le service de communication du Directeur du Domaine urbain estime que ce haut responsable de l’administration ivoirienne est victime d’un acharnement médiatique gratuit.

Aussi, a-t-il produit un communiqué pour expliquer les raisons de cet état de fait. Ci-dessous, l’intégralité dudit communiqué. Tout professionnel des médias, de par sa posture d’historien du présent, est comme un guetteur, une sentinelle veillant sur la cité du haut d’une tour ou d’une citadelle quasi imprenable. Et c’est parce que tel est son rôle de scruter l’horizon et d’alerter les siens lorsque s’annonce un éventuel danger ou péril, il est tenu d’être vigilant.

Le journaliste a pour mission d’informer sur la base de faits avérés. Il a aussi une fonction d’éducation et d’éveilleur de conscience. C’est aussi un artisan de paix qui protège la paix sociale au niveau collectif, certes, mais également individuel.

S’acharner sur des individus présumés coupables ou sur lesquels pèseraient des soupçons de toute nature, sans décision finale ou définitive de la justice quant aux faits, délits, crimes qui leur seraient reprochés, est une faute professionnelle grave.

Il y a peu, des échos nous étaient parvenus, faisant état de ce que des responsables du ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme avaient été saisis par le Pôle pénal économique et financier comme témoins, ou à tout le moins, comme personnes ressources dans le cadre d’une affaire ayant trait à des manœuvres frauduleuses relatives à l’achat, la vente ou l’acquisition de dizaines d’hectares de terrain pour des milliards de francs CFA.

Les personnes ainsi indexées ont vigoureusement réagi pour se défendre contre les allégations prétendant qu’ils avaient été convoqués auprès de cette instance juridictionnelle, pour y être entendues non pas comme témoins ou personnes ressources disposant d’une expertise avérée, mais plutôt comme des accusés ou des suspects notoires dans l’affaire.

Qu’il soit courant que des personnes ressources, des experts soient appelés à comparaître auprès d’une juridiction en matière de droit ou de procédure judiciaire voire de procès.

Ce qui est moins courant est le fait que, comme c’est le cas dans l’affaire susmentionnée, l’on assiste à une campagne médiatique visant à dénigrer des personnes d’une grande conscience morale et professionnelle, des cadres à l’abri de tout soupçon et à susciter l’indignation générale. Faire passer d’honnêtes citoyens ou responsables de structures ou entreprises pour des individus vils et véreux.

Après les premières allégations, battues en brèche par les concernés, l’on apprend de source journalistique que les mêmes responsables seraient inculpés depuis le 16 janvier 2024 par le juge d’instruction du 3e cabinet du Pôle Pénal Économique et financier, pour “faux usage de faux en écriture dans les documents administratifs portant sur 100 milliards de francs CFA”.

Il est également indiqué que leurs passeports seraient retirés et qu’ils seraient interdits de sortir du territoire ivoirien et tenus de se présenter chaque 8 jours au cabinet du juge du Pôle pénal économique et financier.

Il apparaît ainsi, clairement, que des esprits obscurs tiennent à salir impunément des cadres du ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme. La récidive est tellement grossière qu’ils ont publié une décision de justice non encore rendue publique. Comment une affaire aussi simple peut-elle prendre de telles proportions ? Peut-on être amené à se demander. Il apparaît que dans le traitement des faits, les médias s’appuient sur des informations auxquelles, normalement, ils ne devraient pas avoir accès.

Comment donc ces documents se sont-ils retrouvés dans la presse ? Pourquoi les médias en ont-ils fait un traitement univoque sans tenir compte du principe sacrosaint de l’équilibre de l’information ? Il faut le dire : le traitement de cette affaire n’est pas professionnel, ne suivant aucune règle déontologique et encore moins éthique. Il s’apparente, ni plus ni moins, qu’à un acharnement.

Des personnes aux intérêts nébuleux tirent manifestement les ficelles dans l’ombre et voudraient ainsi noyer des cadres du ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme. À quelle fin ? Nous le saurons bien assez tôt.

Fait à Abidjan, le 06 février 2024

Service de communication du Directeur du Domaine Urbain

(Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme)

Journaliste

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