Affaire des responsables du ministère de la construction : Victimes d’un acharnement médiatique ou justice bien faite ?

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Dans l’effervescente polémique qui secoue le ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme en Côte d’Ivoire, l’affaire des responsables inculpés ne cesse de faire les gros titres. Toutefois, derrière les accusations et les contre-accusations, une question brûlante subsiste : s’agit-il d’un acharnement injuste ou de la juste poursuite de la justice ?

Le service communication du Directeur du Domaine urbain, représentant les intérêts de Diallo Abdoulaye et ses collègues, dénonce vigoureusement ce qu’il qualifie d’acharnement médiatique. Selon eux, les accusations portées contre ces hauts fonctionnaires manquent de preuves concrètes et semblent orchestrées pour ternir leur réputation irréprochable.

Dans un communiqué cinglant, le Sercom rappelle le rôle essentiel des médias dans la société, mais met en garde contre le pouvoir de nuire qui accompagne une mauvaise utilisation de cette influence. L’argument principal est que tant que la justice n’a pas rendu de verdict final, tout acharnement sur des individus présumés innocents est une faute professionnelle grave.

Cependant, du côté de la justice, les choses prennent une tournure différente. Les responsables du ministère de la Construction sont inculpés depuis janvier 2024 pour des accusations de faux et usage de faux en écriture. Leur situation se complique davantage avec le retrait de leurs passeports et l’obligation de se présenter régulièrement devant le juge.

Ce qui reste en suspens, c’est la question de savoir si ces mesures sont le résultat d’une enquête juste et équitable ou d’une manipulation orchestrée par des intérêts obscurs. Le communiqué du Sercom soulève des points pertinents concernant l’éthique journalistique et l’intégrité professionnelle, mais la justice a son propre rôle à jouer dans la préservation de l’ordre et de la légalité.

Alors que l’affaire continue de se dérouler sur la scène médiatique, il est crucial de garder à l’esprit la présomption d’innocence et de permettre à la justice de suivre son cours sans influence extérieure. Seule la clarté des faits pourra mettre fin à cette controverse et rétablir la confiance dans les institutions concernées.

Journaliste

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