Côte d’Ivoire/Baisse du niveau scolaire dans le Denguelé : Le ministre Adama Kamara donne un bouffé d’oxygène à l’école

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Me Adama Kamara,  ministre ivoirien de l’Emploi et de la protection sociale à cette rentrée scolaire pour sauver l’Ecole dans les régions du Folon et du Kabadougou, dans le District du Denguélé a initié un véritable plan dans le secteur éducation dans cette zone.

À l’initiative de ce plan, le ministre Adama Kamara, député et fils de la région.  Dans une déclaration dont copie est parvenue à notre rédaction, le ministre de l’Emploi et de la protection sociale a annoncé un ensemble de mesure visant à rehausser le niveau du système scolaire dans cette région située dans le septentrion ivoirien.

« En ce début de rentrée scolaire et afin de venir en aide à mes parents pour une scolarisation massive de qualité des enfants du Denguélé et leurs réussites aux examens scolaires, j’ai décidé d’apporter, en ma qualité de Député d’Odienné Commune, Capitale du Denguélé, une réponse plus structurelle aux difficultés qui ont été portées à ma connaissance par la population ainsi que par les autorités administratives et académiques », a-t-il déclaré.

Des solutions qui entreront en vigueur dès cette rentrée 2022-2023

Les raisons structurelles recensées selon le ministre se situent entre autres au niveau du manque, pour plusieurs centaines d’élèves, d’actes de naissance ou de jugement supplétifs, des raisons d’ordre économique liées à l’insuffisance ou l’absence de moyens financiers pour s’acquitter des frais d’inscriptions, l’absence de manuels et de livres didactiques, les tables bancs en nombre insuffisant et au déficit d’enseignants notamment dans des matières spécifiques dans lesdites régions.

À chacune de ces problématiques, le collaborateur du président Alassane Ouattara annoncé des mesures appropriées

À chacune de ces problématiques, le collaborateur du président Alassane Ouattara annoncé des mesures appropriées qui permettront aux parents d’élèves de souffler, mais également aux élèves d’aller en toute tranquillité.  Comme première solution, le natif de Denguélé décide de prendre entièrement en charge pour cette rentrée scolaire, « les frais d’établissement des jugements supplétifs tenant lieu d’actes de naissances des élèves du District du Denguélé en classes d’examen, c’est-à-dire, les classes de CM2, 3ᵉ et Terminale.

Pour les élèves de Terminale non-détenteurs de cartes nationales d’identité, je m’engage à prendre en charge les frais d’établissement de leurs certificats de nationalité et de leurs cartes nationales d’identité afin qu’ils puissent passer l’examen du baccalauréat », a-t-il informé.  Concernant les raisons d’ordre économique, le député d’Odienné-commune prendra en compte les frais d’inscription des candidats aux CEPE, BEPC et baccalauréat pour l’ensemble des deux Régions du Kabadougou et du Folon.   Les manuels scolaires seront également offerts gracieusement aux élèves en classes d’examens des régions du Kabadougou et du Folon.

Nous envisageons d’instaurer un système de téléenseignement pour des matières spécifiques

 Quant au manque de table-banc, il a annoncé que 500 tables-bancs seront distribués dans les écoles des Districts en besoin. Aussi, pour apporter une solution aux problèmes de déficit d’enseignants,  dont les besoins sont estimés à une quarantaine de professeur, principalement dans les matières spécifiques, « nous envisageons d’instaurer un système de téléenseignement pour des matières spécifiques », a-t-il indiqué, précisant que cela sera fait en relation avec les directions régionales de l’éducation nationale (DREN).

Le niveau de l’Education dans les régions du Folon et du Kabadougou, dans le nord de la Côte d’Ivoire, connait une baisse sans précédent depuis quelques années.  Selon des chiffres du ministère de l’  Education nationale, produit en 2021 montre qu’entre 65 et 70% des élèves du primaire n’arrivent pas au premier cycle du secondaire. Et ce sont environ 70 à 75% des élèves du collège qui ne réussissent pas à se hisser au second cycle.  De même, les résultats aux examens à grand tirage (CEPE, BEPC et BAC) restent faibles et même très en deçà de la moyenne nationale depuis plusieurs années. En plus du taux de scolarisation qui demeure encore faible.

Journaliste

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