Côte d’Ivoire : Célébration du premier anniversaire de l’ONG Akwaba Mousso

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Le jeudi 6 juin 2024, au siège du centre Akwaba Mousso à Cocody Palmeraie, s’est tenue la célébration du premier anniversaire de l’ONG Akwaba Mousso.

Cette occasion visait à dresser un bilan de la première année d’existence et d’activité de l’organisation. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs autorités diplomatiques. Notamment, de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, de l’ambassadrice de Suisse en Côte d’Ivoire et de l’ambassadrice de l’Angleterre en Côte d’Ivoire.

L’objectif du centre Akwaba Mousso

Akwaba Mousso est un centre de prise en charge holistique pour les femmes et les filles victimes de violences basées sur le genre. Son objectif est de contribuer à l’émergence d’une société où les femmes et les filles ne subissent plus les coups de fouet, les violences sexuelles et psychologiques. Ce centre offre un environnement sécurisé et favorise leur bien-être.

Mme Corine Vanié Moussa, vice-présidente d’Akwaba Mousso et juriste de formation, a déclaré : “Aujourd’hui, nous célébrons la première année d’Akwaba Mousso, officiellement ouvert le 27 avril 2023. Nous avons souhaité marquer cet événement en faisant un bilan, en rendant compte à tous ceux qui nous ont accompagnés tout au long de ce processus. Notre centre est un “one stop center” intégré, le premier du genre en Côte d’Ivoire, offrant tous les services nécessaires.”

“En Côte d’Ivoire, les chiffres des violences basées sur le genre sont alarmants.”

Akwaba Mousso propose un centre de prise en charge diurne, un parcours de lutte contre les violences comprenant des volets médicaux, psychologiques, juridiques et judiciaires. “Notre rôle, grâce à l’innovation, est de rassembler tous ces services en un seul lieu”, a ajouté Mme Moussa.

Lors de cette cérémonie huit femmes ont reçu leur certificat de formation, leur permettant de s’engager dans un processus d’autonomisation. “En Côte d’Ivoire, les chiffres des violences basées sur le genre sont alarmants. Cette année, nous avons enregistré environ 7 000 cas de VBG, avec un accent sur les violences physiques, soit plus de 1 000 cas. Ces chiffres ne représentent que les cas signalés, et l’ampleur réelle du problème est probablement bien plus grande. Il est essentiel de sensibiliser et d’encourager les femmes à dénoncer ces violences afin de les éradiquer rapidement”, a déclaré Mme Moussa.

Elle a également souligné que si le centre est spécialisé pour les femmes, d’autres structures prennent en compte les hommes victimes de violences. L’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire, par exemple, offre également des services aux hommes. “La loi protège tout le monde”, a-t-elle affirmé. Il faut ajouté que les cas de déni de ressources sont en tête des statistiques, suivis des cas de violences sexuelles.

Les chiffres du Bilan

Lors de cette cérémonie commémorative, la directrice exécutive d’Akwaba Mousso, Maureen Grisot, a dressé le bilan de l’année écoulée. Le centre a pris en charge 208 femmes et enfants, dont 177 survivantes et 31 co-victimes. On compte également 11 procédures juridiques et judiciaires financées par Akwaba Mousso. Parmi les femmes enregistrées, 69 % sont des survivantes de violences conjugales. Le foyer a hébergé 32 jeunes filles et enfants, et 6 procès pour viol sur mineur sont en cours. Les bénéficiaires habitent principalement à Cocody (45 %) et à Yopougon (29 %).

Au niveau du parcours social, 114 femmes vulnérables ont été intégrées, 25 femmes suivent un cursus d’alphabétisation, et 8 femmes ont obtenu leur diplôme. Le centre a sensibilisé 2 170 personnes, distribué 113 kits de vivres et non vivres, et organisé une journée de Noël pour 34 femmes et 55 enfants. L’opération “Can sans harcèlement” a sensibilisé 805 personnes dans les fan zones lors de la Coupe d’Afrique des Nations en Côte d’Ivoire. De plus, 227 personnes ont été formées aux techniques d’intervention pour mettre fin au harcèlement, et un module sur l’application officielle pour signaler les cas de VBG.

Par ailleurs, à cette célébration, a montré que les chiffres des violences basées sur le genre sont alarmants en Côte d’Ivoire. Il convient de souligner que les VBG doivent être l’affaire de tous surtout en sensibilisant plus les hommes.

Journaliste

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