Côte d’Ivoire/Situation épidémiologique à Tanda : le DG de l’INHP, fait des précisions, ‘’nous sommes en alerte’’

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Suite à la situation épidémiologique qui prévaut depuis le 8 janvier 2023 dans le district sanitaire de Tanda, situé au Nord-Est de la Côte d’Ivoire. Le Directeur général de l’Institut National d’Hygiène publique (INHP), Pr Bénié Bi Vroh Joseph, a animé une conférence de presse, le mercredi le 25 janvier 2023, dans ses locaux à Treichville.

Selon Pr Bénié Bi Vroh Joseph, « à la date du 25 janvier 2023, l’on note 15 enfants hospitalisés à l’Hôpital général de Tanda dont la plupart présentent un accès palustre. Leur évolution est favorable. La situation est donc sous contrôle. Certains même s’apprêtent à sortir de l’hôpital ».

Situation sanitaire précise

 Pour rappel, le Prof Bénié Bi a indiqué que « le 21 janvier 2023, le district sanitaire de Tanda a été alerté par l’hôpital général. Suite au décès de deux élèves âgés respectivement de 7 et 13 ans qui ont présenté des maux de tête et une raideur de cette alerte, une équipe du district sanitaire s’est rendue dans le village aux fins d’investigation ».

De cette enquête, a poursuivi le Pr Bénié Bi Vroh Joseph, il a été enregistré 14 malades dont l’âge varie entre 6 et 16 ans, tous de Djadoubango. Parmi ces personnes, on dénombre malheureusement 05 décès dont 03 au cours de leur évacuation à l’Hôpital général de Tanda et 02 pendant l’hospitalisation dans ledit hôpital.

 Interrogé sur la maladie ayant causé la mort des cinq enfants, Pr Bénié Bi Vroh Joseph a fait savoir que les résultats de l’analyse des échantillons ont montré un (1) cas de méningite à pneumocoque, trois cas de TD positifs qui est évocateur du paludisme et un cas dont qu’on ne connait pas encore l’origine.

Est-ce que c’est un paludisme grave qu’ils ont fait. Il y a de fortes chances que ça soit sur le cas », a laissé entendre.

Quelques recommandations du Prof Bénié Bi

Lors de cette conférence de presse, le conférencier à profiter de l’occasion pour donner que quelques recommandations ou directives afin de palier à cette situation. Pour éviter la propagation de la méningite à pneumocoque, le conférencier a annoncé que le ministère a pris les mesures d’urgence. Le renforcement de la surveillance épidémiologique (affichage de définition des cas, renforcement des capacités des agents à et connaître les cas suspects de méningite, la recherche active des cas, la mise à disposition des outils de collecte aux agents de santé

L’organisation d’un atelier préparatoire de la saison épidémique de la méningite à l’intention des agents de santé qui a eu lieu à Bouaké, Korhogo dans ce mois de miser qui est une période favorable à la survenue des cas de méningite. Le pré-positionnement des médicaments intrants et surtout des antibiotiques dans les structures sanitaires du district de Tanda. La sensibilisation de la population sur les symptômes de la maladie et les mesures de prévention : L’activation du comité départemental de lutte contre les épidémies. L’envoi d’une mission multidisciplinaire composée d’épidémiologistes et d’infectiologues sur le terrain pour approfondir l’investigation

C’est le lieu pour moi d’inviter les populations à garder leur calme et se rendre dans le centre de santé le plus proche, en cas d’apparition des symptômes de la maladie. Il a invité, par ailleurs, les mères à faire vacciner leurs enfants. Les vaccins contre les méningites sont intégrés dans le Programme Élargi de Vaccination qui est gratuit », a-t-il conclu.

Ce qu’il faut savoir sur la méningite

Selon les explications du directeur de l’INHP, la méningite est une maladie bactérienne, infectieuse, contagieuse, grave et mortelle. C’est une véritable urgence de santé publique, qui sévit surtout en Afrique sub-saharienne, dans la ceinture méningitique, située dans la moitié nord de la Côte d’Ivoire. Elle est due à quatre types de bactéries dont le méningocoque et le pneumocoque. Elle est transmise par contact à partir des gouttelettes de salive et des mucosités naso-pharyngées et se manifeste par la fièvre, des maux de tête, ou une raideur de la nuque chez les enfants et les adultes, des convulsions ou un bombement de la fontanelle chez les nourrissons.

La confirmation du diagnostic est faite au laboratoire après analyse du liquide céphalorachidien. Les facteurs favorisant la transmission de cette maladie sont la promiscuité (surpopulation des habitations, regroupement des populations, funérailles, mariages, marchés, etc.) et les facteurs climatiques : (sécheresse, harmattan).

Journaliste

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