Crise de la chefferie à Abatta : Me Bouabré charge Me Latte

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Le mercredi 3 avril 2024, Me Alain Bouabré a tenu un point presse pour répondre à son confrère avocat Me Latte Wesley dans l’affaire de la crise de chefferie d’Abatta. Suite à sa sortie le  jeudi 28 mars 2024, à la place publique dudit village.

La réplique a été apportée dans la crise à la chefferie d’Abatta, dans la soirée du mercredi 03 Avril 2024, en réaction à la dernière conférence de presse de Me Latte Wesley, Avocat de Djomo Hyacinthe, contestant l’attribution d’un arrêté de chef du village Abatta à autre que son client.

« Mon confrère a fait une sortie hasardeuse et baigne dans l’imposture. Joseph Abito, jusqu’à preuve du contraire, est le chef du village d’Abatta. Il détient la légitimité, car il a été désigné à la suite du processus traditionnel de désignation de chef. De plus, l’État de Côte d’Ivoire a entériné ce choix. »

« Nous sommes sidérés et indignés d’apprendre que notre confrère, Me Wesley Latte, s’exprime dans la presse alors qu’un dossier est encore en cours devant les juridictions. En tant qu’avocats et magistrats, nous sommes tenus par une obligation de réserve. Spéculer sur une affaire en cours, surtout dans les médias, est inapproprié. »

La sortie de mon confrère est non seulement hasardeuse, mais aussi très grave, car elle va à l’encontre de nos règles de fonctionnement. Nous avons le devoir de dire la vérité. La réplique a été apportée par Maître Bouabré Serge Alain, avocat du chef Joseph Abra Gaoua Abito, dans cette crise de la chefferie à Abatta, village du pays Atchan, en réponse aux déclarations de Me Latte Wesley.

“C’est au domicile du chef du village d’Abatta, Abito Gaoua Abra Joseph, détenteur de l’arrêté préfectoral, que s’est tenue la conférence de presse de la riposte. Maître Bouabré Serge Alain, avocat du chef Abito Joseph, accompagné de Djragbou Rémi, guerrier en chef de la génération Tchagba d’Abatta, a expliqué le processus qui a conduit à la désignation d’Abito Joseph comme chef, avec à ses côtés Aboulé Alloh Jean Fidèle, son porte-parole. Ce dernier a dénoncé la démarche de son confrère devant les juridictions.

Me Wesley Latte, a exprimé des contre-vérités lors de sa sortie, mettant en cause les magistrats du Conseil d’État. Il n’est pas l’avocat de la communauté villageoise d’Abatta, mais peut-être celui de Djomo Hyacinthe, car l’actuel chef du village est Joseph Abito. Ce sont eux qui ont demandé l’annulation de l’arrêté. Les juridictions instruisent actuellement le dossier, et il est inquiétant qu’ils essaient d’influencer la Haute Cour de justice en coulisses. Cela jette l’opprobre sur le Conseil d’État.

J’ai confiance en la justice de mon pays. Nous avons présenté nos arguments, et un référé a été introduit. La justice examine les procédures pour décider de l’annulation ou de la confirmation de l’arrêté. Mon confrère a fait une sortie hasardeuse qui ne reflète pas l’honneur de notre profession. Il peut recourir à la presse, mais il a l’obligation de réserve et de dire la vérité. La décision sera rendue par les magistrats quand ils seront prêts.

Abito sait qu’il est dans le droit chemin. Les juges se forgeront une conviction, et la justice sera rendue.” a conclu Maître Bouabré Serge Alain, Avocat du chef Joseph Abra Gaoua Abito, qui attend avec impatience la confirmation de son arrêté par le Conseil d’État.

Journaliste

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