Forêts classées de Niellepouo et Suitoro : Tchagba Laurent et un consortium d’investisseurs signent une convention pour réhabiliter

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Le ministre des Eaux et Forêts M. Laurent Tchagba, représentant l’État de Côte d’Ivoire, a signé, le mardi 06 février 2024, à son cabinet à Abidjan-Plateau.

Une convention avec le Consortium « Fadox-Allcot » composé de l’entreprise émiratie Fadox Group International, représentée par son président directeur général, M. Cheick Bryan Fadika, et de l’entreprise Suisse « Allcot AG », représentée par son Vice-président, M.Tommi Neuvonen.

Selon le ministre Tchagba, cette convention consiste en une première phase de mise en œuvre d’une étude de faisabilité pour la création de plantations agroforestières dans les forêts classées de Niellepouo (64 370 ha) et Suitoro (21 950 ha), soit un total de 86 320 ha de forêts à réhabiliter. Et ce, en vue de la génération de crédits carbone. Pour un investissement estimé à 160 millions de dollars pour la durée du projet. « Il s’agit de la stratégie de mise en œuvre visant à porter la couverture forestière à au moins 20% du territoire national d’ici l’horizon 2030. En effet, les communautés locales et l’État bénéficieront de redevances sur la vente des crédits carbone, assurant ainsi des retombées économiques durables », a-t-il dit.

M. Cheick Bryan Fadika, président du Consortium a réaffirmé fermement son engagement à collaborer étroitement avec le gouvernement ivoirien pour la mise en œuvre de la Stratégie de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts de Côte d’Ivoire (SPREF) ainsi qu’à élaborer un cadre exhaustif de réduction des émissions de carbone et de gaz à effet de serre. « Ce projet marque une étape importante dans la lutte contre le changement climatique, la mise en œuvre de l’Article 6 de l’accord de Paris et la réalisation des objectifs d’atténuation des GES définis dans les contributions déterminées au niveau nationales », a indiqué le président du Consortium.

Soulignant que l’initiative conduira à la restauration des forêts concernées d’ici 40 ans, dans le cadre de ce partenariat public-privé où l’État ne mobilise pas de ressources financières. Il faut souligner que cette rencontre a été rehaussée par la présence du ministre du tourisme et des loisirs M. Siandou Fofana.

JB

Journaliste

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