Gestion Étatique : Le mouvement Raélien appelle à la mise en place d’un ministère du Bonheur

0:00

Le Mouvement Raélien a commémoré ce mercredi 20 mars 2024 à Abidjan-Cocody la journée internationale du bonheur. Instituée en 2012 par les Nations unies, cette journée vise à interpeller les décideurs sur la prise en compte du bonheur et du bien-être dans les politiques de développement.

À l’occasion de cette célébration, le mouvement Raélien représenté par les Guides-évêques Ouattara Karim et Boni Yves, a appelé l’Etat ivoirien à la création d’un ministère dédié au Bonheur et de s’inspirer du Bhoutan, où en 1972, le jeune roi Jigme Singye Wangchuck, âgé de 17 ans lors de son intronisation, a introduit la notion de bonheur national brut (BNB) dans son pays. Cette initiative a valu à sa nation d’être reconnue par l’ONU comme un pays où les habitants vivent dans le bonheur.

Le mouvement estime que ce ministère permettrait à la Côte d’Ivoire de garantir à ses concitoyens le droit fondamental du bonheur, par le biais d’outils éducatifs et d’initiatives visant à améliorer la qualité de la vie.

« Nous estimons que le bonheur ne s’acquiert pas après la mort où il y aurait un paradis. Le bonheur peut s’acquérir ici-bas. Il faut que la société puisse s’organiser pour offrir le bonheur à chacun. », a dit le Guide-évêque Ouattara Karim. Estimant qu’une journée du bonheur, célébrée une fois par an, est insuffisante pour inverser la culture de la misère dans laquelle l’humanité baigne en permanence.

Le Guide-évêque dit détenir des recettes innovantes inspirées par les Elohims, ces êtres venus d’une autre planète pour apporter le bonheur à l’humanité. Aux nombres de ces recettes, figure en ligne de mire l’abandon du système capitaliste au profit du paradisme.

Selon Ouattara Karim, le paradisme se veut un système qui met l’humain au centre de la gestion de la société. Il suggère donc de repenser le système de gestion Étatique ivoirien. Une vision partagée par le Guide-évêque Boni Yves pour qui, la société doit s’arranger à prendre en compte les besoins primaires des populations.

« Le système capitaliste dans lequel nous sommes nous appauvrit. Notre approche vise à partager la richesse de manière équitable. Si nous revoyons notre organisation, on pourrait satisfaire les besoins de base de chaque humain. Dans l’Afrique authentique, avant le capitalisme, les Africains étaient heureux, les richesses étaient distribuées équitablement. », a martelé Boni Yves.

Faut-il le rappeler, le Mouvement Raélien est une religion athée qui professe que toutes les formes de vie sur terre furent créées par des scientifiques venus d’une autre planète et qui n’avaient qu’un seul but en tête : créer le bonheur. Pour le prophète Raël, chef spirituel du mouvement raélien, le bonheur est une décision, un choix, une discipline, un entraînement et un devoir.

Le bonheur, affirme-t-il, doit être cultivé. Et la façon d’y parvenir est de remplacer notre culture actuelle de l’avoir par une culture de l’être. Depuis sa création en 1973, ce mouvement organise chaque année et sur tous les continents, des séminaires d’éducation au bonheur appelés « Université du bonheur » afin d’élever le niveau de conscience du grand public à cet impératif existentiel.

Journaliste

fr_FRFrench
Enable Notifications OK No thanks