Le CNDH de Côte d’Ivoire réaffirme son engagement pour la promotion des droits de l’homme en Afrique

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Le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) de Côte d’Ivoire a célébré la Journée Africaine des Droits de l’Homme au siège de l’organisation à Abidjan, le vendredi 20 octobre 2023. L’événement a été l’occasion pour la présidente du CNDH, Namizata Sangaré, de réitérer l’engagement de l’organisation en faveur de la vulgarisation des mécanismes africains de promotion et de protection des droits de l’homme.

La Journée Africaine des Droits de l’Homme, célébrée le 21 octobre de chaque année, commémore l’entrée en vigueur de la Charte africaine des droits de l’homme le 21 octobre 1986, après sa ratification par 25 pays. La Charte africaine des droits de l’homme est un instrument essentiel élaboré par des experts africains pour les Africains, prenant en compte les préoccupations des populations du continent.

Un outil clé pour protéger les droits de tous les Africains présenté

Namizata Sangaré a souligné l’importance de la Charte africaine des droits de l’homme comme un outil clé pour protéger les droits de tous les Africains. Elle a rappelé l’appel des chefs d’État en 1989 à promouvoir et protéger les droits de tous les habitants de l’Afrique grâce aux mécanismes de l’Union africaine.

Le CNDH a profité de cette occasion pour encourager les États africains qui n’ont pas encore ratifié la Charte africaine des droits de l’homme à le faire, et ceux qui l’ont déjà ratifié à produire des rapports sur sa mise en œuvre et la réaction des populations à son application. Actuellement, 44 des 55 États africains ont ratifié la Charte, tandis que 11 ne l’ont pas encore fait.

La Côte d’Ivoire, ayant ratifié la Charte en 2012, est encouragée par le CNDH à soumettre son rapport initial et périodique à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.

« Actuellement, 44 des 55 États africains ont ratifié la Charte, tandis que 11 ne l’ont pas encore fait. »

Monsieur Daté, représentant le Ministre des Affaires Étrangères et de la Diaspora, a également prononcé un discours soulignant l’engagement du gouvernement ivoirien en faveur des droits de l’homme en Afrique. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération internationale pour promouvoir et protéger ces droits.

Enfin, Bernard Kouassi, Directeur du Cabinet du Ministre des Gardes Sceaux, a pris la parole pour marquer le lancement de la Journée Africaine des Droits de l’Homme. Il a rappelé l’importance du Protocole de Maputo, adopté il y a 20 ans, et a encouragé tous les pays africains à ratifier et à mettre en œuvre ce document crucial.

 CNDH joue un rôle de défense des droits fondamentaux en Afrique

Pour sensibiliser davantage sur les mécanismes de protection des droits de l’homme en Afrique, le CNDH a publié un ouvrage intitulé “Les Mécanismes africains de promotion et de protection des droits de l’homme”, Le Secrétaire Général du CNDH, Hassane Diané, a ensuite pris la parole pour présenter ce document. Sa présentation a mis en lumière l’importance de cet instrument dans la défense des droits fondamentaux des citoyens africains qui sera diffusé auprès de diverses institutions, organisations de défense des droits de l’homme et de la population. Cette publication vise à informer et éduquer sur ces mécanismes cruciaux.

En réaffirmant son engagement en faveur des droits de l’homme et de la promotion des mécanismes de protection, le CNDH de Côte d’Ivoire continue de jouer un rôle crucial dans la défense des droits fondamentaux en Afrique.

La cérémonie a été honorée par la présence de plusieurs personnalités politiques, ambassadeurs et représentants, démontrant ainsi l’importance de cette cause pour l’Afrique et la Côte d’Ivoire en particulier

Journaliste

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