L’OIT œuvre pour la justice sociale en Afrique : réflexions et actions lors de la Journée mondiale de la Justice Sociale

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La Journée mondiale de la justice sociale célébrée chaque 20 février est une journée internationale des Nations Unies visant à attirer l’attention sur la nécessité d’une plus grande justice sociale dans le monde.

Elle a été adoptée en 2007 par l’Assemblée générale des Nations unies et, depuis lors, l’OIT est la principale agence qui célèbre. Cette année, pour accroître la visibilité de cette journée, l’Organisation internationale du Travail (OIT) a organisé une série d’événement dans le monde entier. L’objectif est d’appeler à des efforts conjoints pour accélérer les actions et les investissements visant à faire progresser la dimension sociale des Objectifs de développement durable.

A cette occasion, le Bureau régional de l’OIT pour l’Afrique a organisé une table ronde, réunissant des personnalités du monde du travail, de la politique et de la communauté du développement. L’objectif de ce panel est de mettre en lumière les défis pressants et les déficits de justice sociale en Afrique et de proposer des pistes concrètes pour mieux réaliser l’Agenda 2030 dans la région.

En ce 20 février 2024, à l’espace Latrille Events à Abidjan l’Organisation Internationale du Travail (OIT) a illuminé la ville d’Abidjan de réflexions profondes et de propositions tangibles lors d’une table ronde organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la Justice Sociale. Cette initiative vise à mettre en lumière les défis cruciaux et les lacunes en matière de justice sociale en Afrique, tout en esquissant des solutions concrètes pour avancer vers les objectifs de l’agenda 2030 dans la région.

Défis du travail en Afrique

En Afrique, le spectre du chômage plane lourdement, surtout parmi les jeunes, qui constituent une part importante de la population. Avec près de 80% des travailleurs évoluant dans le secteur informel, l’absence de protection sociale est criante. Cette réalité, bien ancrée dans le quotidien africain, pose des défis majeurs en termes de sécurité financière et de qualité de vie pour des millions de personnes.

« L’OIT a établi des liens avec chaque gouvernement de l’Afrique, des employeurs ainsi que les syndicalistes dans le but de discuter ensemble des problèmes sociaux »

La Côte d’Ivoire, un pays dynamique mais confronté à des défis socio-économiques, fait face à la nécessité de formaliser davantage son secteur informel. Malgré les efforts du ministère de la protection sociale, de nombreux emplois demeurent en marge du secteur formel, rendant difficile l’accès aux avantages sociaux pour de nombreux travailleurs.

Les efforts du gouvernement ivoirien

Aubin Tape Gnoleba, Directeur de cabinet du ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, représentant du gouvernement ivoirien, souligne les efforts entrepris pour relever ces défis. Des mesures telles que l’augmentation du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et la mise en place d’un régime social pour les travailleurs indépendants visent à améliorer les conditions de vie des travailleurs du secteur informel et à assurer une meilleure sécurité financière pour leur retraite. « Le gouvernement de Côte d’Ivoire est en train de se battre afin que tous ceux qui se trouvent dans le secteur informel puissent bénéficier de tous ce qui est mis à leur disposition. », a laissé entendre. 

Étant dans cette même idéologie Fanfan KAYIRANGWA a souligné l’engagement de l’OIT envers les travailleurs, les syndicalistes du secteur informel. 

L’engagement de l’OIT

Dans cette quête commune de justice sociale, la directrice régionale de l’OIT, met en lumière l’engagement ferme de l’organisation envers les travailleurs, les syndicalistes et les gouvernements africains. En établissant des partenariats et en offrant un soutien technique et financier, l’OIT travaille à instaurer la justice sociale à tous les niveaux, de l’individu à l’institution, dans le dessein d’une société plus équitable et inclusive. « L’OIT a établi des liens avec chaque gouvernement de l’Afrique, des employeurs ainsi que les syndicalistes dans le but de discuter ensemble des problèmes sociaux y remédier à cela, nous apportons un appui technique mais aussi un appui financier. », a-t-elle déclaré.

La Journée mondiale de la Justice Sociale n’est pas simplement une date sur le calendrier, mais une occasion de réfléchir aux défis sociaux cruciaux qui persistent en Afrique et dans le monde entier. L’OIT, aux côtés des gouvernements, des employeurs et des travailleurs, montre la voie vers un avenir où la justice sociale n’est pas un rêve lointain, mais une réalité pour tous. En unissant nos efforts et en adoptant des politiques et des pratiques inclusives, nous pouvons créer une société où chaque individu peut prospérer et contribuer à un avenir meilleur pour tous.

Journaliste

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