Parc national de la Marahoué :  Observatoire ivoirien pour la gestion durable des ressources naturelles plaide pour sa restauration

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L’Observatoire ivoirien pour la gestion durable des ressources naturelles (OIREN), plateforme engagée dans la lutte contre les changements climatiques, la protection de la biodiversité et la protection des droits humains par la voix de son président Issouf Doumbia a animé une conférence de presse le 30 novembre 2023, à Abidjan-Cocody. 

Et ce, pour échanger et informer les acteurs des résultats de la mission d’observation indépendante. Face à la presse nationale et internationale, Issouf Doumbia a fait un plaidoyer auprès des autorités compétentes, décideurs, organisations de la société civile et bien d’autres pour la restauration du parc national de la Marahoué de son état de dégradation très avancée. « La mission d’observation indépendante du parc national de la Marahoué nous a permis de nous rendre compte de la gravité et de l’ampleur de l’occupation de ce domaine par les populations infiltrées. Cette mission a pu avoir l’adhésion des populations rencontrées et de leurs porte-paroles, pour la recherche consensuelle d’un plan de sortie du parc, en vue de sa restauration.

 La prochaine étape est de proposer ce plan de sortie et de faire un plaidoyer en vue de son acceptation et de son application effective par les décideurs publics », a justifié Issouf Doumbiia president d’Oiren. 

Selon lui, à ce jour, au moins 70% du parc national de la Marahoué est occupé par des populations, avec une forte présence de Baoulé et de Burkinabés. Ces populations y pratiquent essentiellement l’agriculture. Les plantations de cacao sont à perte de vue ainsi que les cultures vivrières. Le parc compte environ 34 campements, 75000 habitants et 30 écoles avec 8 502 élèves, du CP1 au CM2. Accompagner du colonel Ouattara Kassoum représentant le directeur de l’Oipr, de M. Tabley Oscar Gaguy chef de projet Benkadi en Côte d’Ivoire et du Professeur Egnankou Wadja Mathieu, le conférencier a ajouté que sur une superficie de 101 000 hectares, seulement 32 000 hectares ont été restauré par l’action de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), soit un peu plus de 30% de sa superficie initiale. Les essences rares, qui faisaient l’objet de curiosité ont été dévastées sous l’effet de l’occupation des terres à des fins agricoles. Les animaux ont fui la présence humaine et le braconnage.

José Bestman

Journaliste

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