Permis à point : une association de transporteurs demande le report de son application en 2026

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Les membres de la Maison des transporteurs de Côte d’Ivoire (MTCI) ont organisé une assemblée générale au cours de laquelle ils sont prononcés sur la réforme du permis à point. C’était le samedi 28 janvier 2023 à leur siège situé dans la commune de Cocody.

À la mi-janvier 2023, à l’issu d’un conseil des ministres, le gouvernement de Côte d’Ivoire a annoncé une nouvelle réforme au niveau du transport. A compter du 1er mars 2023, le système du permis à point entrera en vigueur. Et ce, suite à la mise en place d’infrastructures dédiées. Une décision qui est loin d’être contestée par la Mtci. Sauf que, selon son président Soumahoro Mamadou, il faut laisser le temps aux transporteurs de maitriser tous les contours de cette réforme.

Une association de transporteurs demande le report  du Permis à point

« Nous ne sommes pas opposés à la loi.  Il faut mettre en place les panneaux de signalisation. Il faut également sensibiliser et former les transporteurs dans toutes les communes de la Côte d’Ivoire, avant l’application de la réforme du permis à points. Nous demandons à l’Etat, un délai d’au moins 3 ans pour le faire » a-t-il déclaré jugeant la mise en œuvre un peu précipitée.

« Il faut mettre en place les panneaux de signalisation. Il faut également sensibiliser et former les transporteurs dans toutes les communes de la Côte d’Ivoire, avant l’application de la réforme du permis à points »

Notons que le système du permis à point consiste à allouer un capital de douze points à chaque permis de conduire, qui font l’objet d’une réduction automatique, pilotée par la plateforme électronique du ministère des Transports, en cas d’infraction commise par le titulaire dudit permis de conduire, constatée par vidéo verbalisation ou par les agents verbalisateurs munis de terminaux connectés.

Ce capital de points peut être reconstitué par un stage de récupération dans un centre agréé ou automatiquement après une période de sursis de deux ans, pendant laquelle, aucune autre infraction ne doit être commise.

Le papillon

Un autre point a été relevé par les transporteurs : celui du papillon. Hormis le permis à point, l’Etat a décidé que le papillon soit désormais à 22500frcfa. A en croire, Soumohoro Mamadou, les transporteurs subissent déjà des abus de la part des agents de la sécurité routière. Il estime que cette somme n’est pas normale.  « Aujourd’hui, les papillons de 22500 FCFA sont distribués comme des petits pains sur les routes ivoiriennes. Ce prix élevé qui fait pratiquement le tiers du Smig n’est pas normal. De plus, le trésor public ne reconnaît pas ces contraventions. C’est à la préfecture de police que nous les payons » a-t-il dénoncé.

Journaliste

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