Révolution salariale en Côte d’Ivoire : Le Projet SAW, une initiative audacieuse pour des salaires justes

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La question brûlante de la fixation des salaires en Côte d’Ivoire a pris un nouveau tournant avec le lancement du projet “Fixation de Salaires Adéquats” (SAW). Du 15 au 18 novembre 2023, l’atelier inaugural, tenu à N’SAH Hôtel, Grand-Bassam, a marqué le début de cette initiative ambitieuse soutenue par l’Organisation internationale du travail (OIT) et financée par les Pays-Bas.

Le projet vise à remodeler le paysage salarial ivoirien, en assurant un niveau de vie décent pour les travailleurs tout en préservant la compétitivité des entreprises.

L’Atelier inaugural une plongée profonde dans les enjeux salariaux

La réalité des salaires en Côte d’Ivoire, où le salaire minimum représente environ 40 % du salaire moyen, met en lumière l’urgence d’une action concertée. Le projet SAW aborde cette problématique complexe en s’appuyant sur des données et des preuves solides, tout en favorisant le dialogue social.

« Cet atelier a été très enrichissant. Nous nous réjouissons de l’opportunité qui nous a été donnée de participer à cet atelier afin de comprendre la différence entre un salaire minimum et un salaire vital »

L’objectif premier de l’atelier est d’établir des mécanismes de fixation de salaires, incluant les salaires minimums et les négociations collectives. Ces mécanismes seront basés sur les besoins des travailleurs, la situation économique, et les conditions propices à des augmentations salariales au niveau macroéconomique.

Défis et Perspectives une étude cruciale pour l’avenir

Témoignage Éclairant de Mme Kouadiané Née Ouattara Anzata Olga, Sous Directrice du Budget et de la Comptabilité au ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, a exprimé sa gratitude envers l’OIT pour cet échange bénéfique. Elle souligné l’importance de définir un salaire minimum et vital adapté à la réalité ivoirienne. « Cet atelier a été très enrichissant. Nous nous réjouissons de l’opportunité qui nous a été donnée de participer à cet atelier afin de comprendre la différence entre un salaire minimum et un salaire vital. Nous avons eu des débats qui nous ont fait comprendre qu’il existe des aspects qui doivent être intégrés dans la détermination du salaire. Ainsi, l’étude que l’OIT va mener nous amènera à définir un salaire minimum en prenant en compte les agrégats présents au niveau de la Côte d’Ivoire. J’espère qu’à la fin de cette étude, nous pourrons définir à la fois ce qu’est le salaire minimum et le salaire vital. », a déclaré Mme Kouadiané, née Ouattara Anzata Olga

 L’OIT entend mener une étude approfondie qui permettra de définir un salaire minimum en adéquation avec les réalités de la Côte d’Ivoire. Mme Kouadiané a insisté sur l’importance de fixer des priorités et d’obtenir des données définitives rapidement, vu l’inflation constante et ses conséquences sur le coût de la vie.

La Côte d’Ivoire en Phase Pilote

La Côte d’Ivoire, en tant que phase pilote de ce projet novateur, joue un rôle crucial dans l’évolution du concept de salaire adéquat en Afrique. Si cette étude aboutit rapidement, elle pourrait redéfinir les salaires minimums, permettant au gouvernement de reclasser certains fonctionnaires et employés, créant ainsi un équilibre salarial propice au développement durable.

En somme, le projet SAW ouvre une nouvelle ère dans la manière dont les salaires sont perçus et fixés en Côte d’Ivoire. L’OIT, avec le soutien des Pays-Bas, trace la voie vers une révolution salariale, mettant en lumière l’importance cruciale de garantir un niveau de vie décent pour les travailleurs, tout en assurant la compétitivité économique du pays.

Journaliste

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