Université Nangui Abrogoua : une étudiante raconte le calvaire sur le  campus

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Une étudiante de l’université Nangui Abrogoua ex-Université Abobo-Adjamé a fait cas des conditions d’études difficiles vécus par les apprenants.

Une étudiante fait cas des conditions d’études difficiles

Dans un média en ligne, une étudiante de l’université Nangui Abrogoua, située entre les communes d’Adjamé et d’Abobo dans le district autonome d’Abidjan, a décrit le quotidien des apprenants sur le campus. Un quotidien encore plus compliqué pour la gente féminine qui y fréquente.

« Les plus urgents sont les problèmes de logement, de sanitaires, mais aussi les problèmes de nourriture »

« Bonjour à vous, je suis étudiante à l’université Nangui Abrogoua. Je viens vous parler de certaines difficultés  que nous rencontrons à l’université. Les plus urgents sont les problèmes de logement, de sanitaires, mais aussi les problèmes de nourriture. Vu qu’il n’y a pas de CITÉ à l’université Nangui Abrogoua, il est très difficile pour certains d’entre nous de venir chaque matin et retourner en famille.

Certains n’ont même pas de tuteur à Abidjan. On essaye de rester sur le campus. En journée nous faisons les cours et les soirs nous sommes dans les amphis ou sur le site de la chapelle pour dormir. Pour les problèmes de sanitaires, c’est très compliqué pour nous les femmes. Pour prendre nos douches c’est très difficile, on en ressort souvent avec certaines maladies. En plus de tout, il y’a d’autres problèmes que nous vivons sur place » a-t-elle exposé.

Une véritable  boule de neige

Cette explication n’est pas passée inaperçue. Des internautes ont exprimé leur sentiment sur ce sujet sociétal. Et comme, un effet boule de neige, ils ont également parlé de leur expérience, étant des anciens étudiants de cette université.

«  J’ai subi ce mêmes traitement de 2009 à 2012 et je suis resté en première année sans même bouger d’un doigt. J’ai été frustré parce que les parents pensaient que je reprenais mon année universitaire »

Mickaël Gnonlé n’a pas manqué de témoigner en expliquant ceci : << j’ai subi ce mêmes traitement de 2009 à 2012 et je suis resté en première année sans même bouger d’un doigt. J’ai été frustré parce que les parents pensaient que je reprenais mon année universitaire. Pourtant ce n’était pas ma faute. C’était le système.

3 ans en DEUG 1 sans pour autant avoir doublé. C’est ainsi que j’ai décidé de passer les concours.

J’ai été affecté en 2017 et je me suis inscrit dans une autre université. Mais croyez moi, j’ai terminé mon Master 2 l’an passé. Mais il y a certains de mes amis qui sont encore en master 2 et personne à ma connaissance n’a encore soutenue le doctorat.

Déplorable >>.

Restant dans la même veine, Bosco Yao Kouassi a souhaité la construction d’une cité au sein du campus pour pallier à cette triste réalité. Surtout que les cités universitaires sont hors de ce campus. Les cités universitaires Abobo 1 et 2 sont au quartier sogefia de ladite commune et les cités universitaires de Williamsville et de 2020 logements sont situées dans la commune d’Adjamé.

<< Il faut impérativement qu’une cité soit construite au sein de cette université pour soulager un peu nos jeunes…nous les anciens de cette université avons connu ce phénomène en notre temps au Kosovo et cela continue encore vingt ans après !!! Il semble que le temps s’est arrêté là-bas >> a-t-il déploré.

Notons que les cités universitaires mentionnées plus haut ont subi beaucoup de dégâts lors de la crise de 2011 qui a secoué la Côte d’Ivoire. Mais depuis l’année dernière 2022, elles ont toutes été réhabilités.

Brice Zadi

Journaliste

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